Alors que les dirigeants européens discutent actuellement d’une nouvelle aide financière à la Grèce (en contrepartie d’un énième et contre-productif plan de rigueur), un traité crucial a été présenté, mardi 21 février, en catimini devant les députés, et voté en première lecture, par la droite avec l'abstention des députés socialistes.
Dénommée le « Mécanisme européen de Stabilité » (MES), il précède l’adoption d’un prochain traité qui instaurera la fameuse « règle d’or », obligeant les Etats de la zone euro à respecter la limite de 0.5% de déficit public (la limite actuelle de 3% du déficit est largement dépassée).
Le MES serait en fait, l’outil de la commission chargé de favoriser la stabilité de la zone euro, une sorte d’organisation financière internationale, opaque, basée au Luxembourg qui aurait pour but de refinancer la dette d’un Etat membre mais à condition que soit mis en place un plan d’austérité imposé.
Le 30 janvier dernier, le Conseil européen a adopté deux nouveaux traités, sur injonction de M. Sarkozy et de Mme Merkel. L’un s’appelle Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire (TSCG), l’autre a pour nom Traité instituant un mécanisme européen de stabilité (MES). Les deux sont liés. L’un édicte la politique d’austérité, l’autre est un instrument qui conditionne toute aide du MES à la mise en œuvre de ces choix de réduction des dépenses publiques et sociales.
Il n’y a ici aucune place pour quelque aménagement ou réorganisation que ce soit : tout ce texte est inacceptable.
Il n’y a aucune fatalité aux choix actuels. Ils ne sont dictés que par le service aux marchés financiers.
Voter ces textes, ou les laisser passer par l'abstention, reviendrait par avance à accepter d’être matraqués après les élections présidentielles : diminution des retraites et des pensions, diminution des services publics, nouveaux déremboursements de médicaments, impôts sur les allocations familiales, augmentation de la TVA… C’est une purge qui se prépare. Ne laissons pas faire !
Le Sénat, dont la majorité est de gauche doit voter le 28 février Prochain, nous appelons les sénateurs à rejeter cet inique projet.
Rassemblement à partir de 11H30 Place de la République
JEUDI 23 Février 2012
Les premiers signataires de l’appel :
Le collectif citoyen front de gauche de la 2ème circonscription,
Le Front de Gauche 72 (PCF-PG), La FASE, NPA, POI, UD-CGT, l’UNEF, FSU, G10 Solidaires, LDH, ATTAC, ...
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