Après l’annonce de la fermeture de Valeo à La Suze, un débat public sur l’avenir de la filière auto


l’initiative de partis de gauche (PCF, PS, EELV et CES), un débat public ouvert à tous est organisé, lundi 16 décembre 2024, à La Suze-sur-Sarthe, pour réfléchir à l’avenir de la filière automobile en Sarthe. Après l’annonce de la fermeture de l’équipementier automobile Valeo dans la commune.

Mercredi 27 novembre 2024, les quelque 270 salariés de Valeo, à La Suze-sur-Sarthe, avaient confirmation que leur usine allait fermer. Une annonce qui, bien qu’attendue, « est une catastrophe humaine pour les salariés et leurs familles. C’est un coup dur aussi pour la commune, qui va subir les répercussions économiques d’une telle décision », estime la fédération sarthoise du Parti communiste français.

Alors, à son initiative et avec l’appui d’autres partis de gauche (Parti socialiste, Europe Écologie Les Verts et le groupe Citoyen, écologiste et solidaire), le PCF sarthois a décidé d’impulser un « grand débat public sur l’avenir de la filière automobile. Un temps d’échanges contradictoire afin que des propositions alternatives soient mises en lumière, à l’opposer des politiques de désindustrialisation menées par les gouvernements successifs ».

Quel avenir pour l’industrie automobile en Sarthe ?
Car, au-delà du cas de l’équipementier Valeo, « c’est toute la filière automobile qui est impactée par ces orientations et si l’industrie automobile représente encore 10 000 emplois en Sarthe, qu’en sera-t-il demain ? », interroge le PCF 72.

c’est donc la question qui sera posée, lundi 16 décembre 2024, à la salle des fêtes de La Suze-sur-Sarthe. Outre les forces de gauche, « le Medef, l’UIMM et les élus politiques locaux et régionaux sont également invités. Ce débat permettra aussi de donner la parole aux salariés et à la population. »

Lundi 16 décembre 2024, à partir de 19 h 15, à la salle des fêtes de La Suze-sur-Sarthe.

Relocaliser l’industrie automobile française

FABIEN GÂCHE – Un ouvrier au parlement européen

En quelques décennies, la financiarisation qui s’est imposée à l’industrie automobile française a conduit à une succession de délocalisations et de fermetures de sites avec :

• Une perte de plus de 120 000 emplois (-40 %) pour toute la filière entre 2006 et 2023.

• Une production française de véhicules assem-blés divisée presque par 3 (de 3,4 à 1,2 millions en 2023), avec un seul véhicule fabriqué en France dans le Top 10 des ventes en 2023.

• Des gammes de véhicules Renault/Stellantis toujours plus gros, plus puissants, plus chers et toujours plus inaccessibles au plus grand nombre !
2023, il fallait 20,5 SMIC pour s’acheter une voiture neuve (prix moyens) contre 14,7 il y a 20 ans.

• La balance commerciale de l’industrie automobile a atteint un déficit d’environ 19 milliards d’euros en 2022. Et pendant ce temps-là, des fonds publics et dividendes à gogo…

• 5,8 milliards d’euros de fonds publics ont été versés à la filière automobile française depuis 2020 qui s’ajoutent aux mesures publiques de soutien aux entreprises qui frôlent les 200 milliards d’euros.

• En 2023, près de 100 milliards d’€ de dividendes ont été versés aux actionnaires du CAC 40. quand la part des salaires dans la valeur créée par les salariés est passée de 81 % en 2009 à 53 % en 2019.

En votant le 9 juin pour la Liste « Gauche Unie pour le monde du travail », nous nous doterons de députés européens qui agiront pour une Europe au service des peuples !

Ensemble reprenons la main pour que cesse la multiplication des contraintes pour les populations européennes et la complaisance vis-à-vis des riches, des puissants et des grandes entreprises !
Nous n’avons plus à supporter la double peine entre délocalisations, chômage, hausse des carburants, restrictions de circulation et en prime, subir un discours moralisateur et culpabilisant sur la nécessité de « changer nos comportements individuels ». Une autre voie est possible.

Tous, devons pouvoir travailler dans de bonnes conditions avec un juste salaire et accéder à la mobilité la plus vertueuse pour nos différents déplacements avec notamment, l’accès à un petit véhicule électrique populaire fabriqué en France pour nos déplacements quotidiens (aller chercher les enfants à l’école, faire les courses, aller au travail…).
Il n’y aura pas de lutte efficace contre le réchauffement climatique si l’accès à la mobilité durable reste réservé à la minorité aisée des grands centres urbains.

Avec nos députés européens, nous obtiendrons :

La relocalisation en France des activités industrielles et d’ingénieries de toute la filière automobile intégrant toute la chaîne de valeur (constructeurs, équipementiers, sous-traitance…) et pour toutes les technologies (thermique, électrique, hybride…). L’harmonisation des conditions sociales des travailleurs.es européens (salaires, temps et conditions de travail…) avec l’augmentation des salaires, indexés sur l’inflation, pour tordre le cou à leur mise en concurrence.

Le développement d’une offre de transport périurbaine ferroviaire afin de répondreaux besoins de transport collectif dans les zones rurales.

La fin des aides publiques aux entreprises sans contrepartie. Toute aide doit être conditionnée à des critères sociaux et environnementaux. Le financement de la R&D pour décarboner progressivement les carburants (biogaz,e-carburant…). Des prêts à taux zéro pour acquérir un véhicule neuf.

 

Le 9 juin,
Reprenons la main

Votons pour la liste
« Gauche unie pour le monde du travail »

Le PCF, LFI et la question palestinienne

Le PCF est accusé par certains à gauche de tiédeur dans son soutien à la cause palestinienne. Une telle accusation est infondée. Fidèle à sa ligne historique, le PCF soutient sans ambiguïté la cause palestinienne et le fait avec les termes qui sont adaptés.

Lire l’article de Noël David Docteur en histoire contemporaine et chargé d’enseignement vacataire à l’Université de Lille. Président de la LDH 62 en cliquant ici.

Réponse de Pierre Ouzoulias à Ersilia Soudais

A Ersilia Soudais, députée LFI, qui considère que « le débat d’aujourd’hui sur la laïcité est un leurre et qu’elle est utilisée comme un bouclier par le RN et ceux qui reprennent son idéologie pour cacher leur islamophobie », Pierre Ouzoulias, sénateur communiste, lui apporte une réponse.